Et si on faisait les présentations ?

Je m’appelle Rabeah ALI, j’ai 26 ans et je suis étudiante en dernière année de bachelier marketing.

Je m’appelle Rabeah, j’ai 26 ans et mon histoire commence au Yémen, le pays où je suis née et où j’ai passé mes premières années. C’est là que j’ai grandi, joué, découvert le monde et créé mes premiers souvenirs. Même si ma vie a pris une autre direction par la suite, le Yémen reste une partie de moi. Ma culture, mes origines et tout ce que j’y ai vécu continuent de faire partie de la personne que je suis aujourd’hui.

À la fin de l’année 2009, j’ai quitté le Yémen avec ma famille pour venir vivre en Belgique. C’est mon papa qui a pris cette décision pour nous offrir davantage de possibilités et nous permettre de construire un avenir différent. J’étais encore jeune, et la Belgique est progressivement devenue mon deuxième chez-moi. J’y ai grandi, j’y ai fait toutes mes études, de l’école primaire jusqu’à aujourd’hui, et j’y ai construit une grande partie de ma vie.

Grandir entre deux pays m’a forcément construite d’une certaine manière. D’un côté, il y a le Yémen, mes origines, ma culture et tous les souvenirs qui y sont liés. De l’autre, il y a la Belgique, le pays dans lequel j’ai grandi et qui m’a vue évoluer. Finalement, je pense que c’est justement ce mélange qui fait partie de mon identité : je n’ai pas eu à choisir entre l’un et l’autre, les deux font simplement partie de moi.

Et puis, il y a mon papa. La personne qui a permis à notre famille de commencer cette nouvelle vie en Belgique n’est malheureusement plus là aujourd’hui. Cela fait maintenant un mois que j’apprends à vivre avec son absence. C’est encore très récent, et il est difficile de mettre des mots sur ce que cela représente. La Belgique, qui a toujours été pour moi le pays où j’ai grandi, porte aussi désormais une autre dimension : elle me rappelle énormément mon papa, puisqu’elle représente la vie qu’il avait choisi de nous offrir.

Malgré tout, j’essaie d’avancer avec ce qu’il m’a transmis et avec cette volonté de construire mon propre chemin. Et finalement, mon parcours scolaire a lui aussi connu quelques changements de direction. Petite, j’avais déjà une idée bien précise de mon avenir : je voulais être hôtesse de l’air. Voyager, découvrir le monde, rencontrer des gens… le rêve ! Enfin, presque. Il y avait juste un petit détail qui posait problème : ma taille. Disons que les critères du métier et moi n’étions pas vraiment sur la même longueur d’onde. ✈️

Alors, changement de cap.

En secondaire, je me suis dirigée vers le commerce. C’est là que j’ai découvert petit à petit l’univers de l’entreprise à travers différents cours, dont le marketing. Curieuse, j’ai ensuite poursuivi mon chemin en commerce international, avant de réaliser que ce n’était finalement pas vraiment ma tasse de thé. Après quelques remises en question et un petit changement de direction, je me suis tournée vers le marketing. Et cette fois, ça a fait tilt.

J’ai découvert un domaine qui correspond beaucoup plus à ma personnalité : réfléchir, comprendre les besoins des autres, trouver des idées et leur donner du sens. Au fil de mes études, j’ai aussi appris à mieux me connaître et à comprendre ce que j’aime réellement : les échanges, la créativité, les nouvelles découvertes et les projets qui me poussent à sortir de ma zone de confort.

En dehors du marketing, je suis particulièrement attirée par l’univers de la beauté, des parfums et des produits naturels. J’aime tester, créer, découvrir de nouvelles textures et parfois transformer ma salle de bain en petit laboratoire DIY. Ce sont des passions qui nourrissent aussi ma créativité et qui, peut-être, trouveront un jour leur place dans mes projets professionnels.

Au fond, mon parcours est fait de plusieurs changements de direction, mais chacun m’a finalement rapprochée de la personne que je suis aujourd’hui. Du Yémen à la Belgique, du commerce au marketing, du rêve d’être hôtesse de l’air à celui de construire ma propre voie… il y a eu quelques détours, mais je crois que c’est justement ce qui rend le voyage intéressant.

Et si je n’ai finalement pas réussi à prendre mon envol comme hôtesse de l’air, je compte bien trouver d’autres façons de voyager. ✈️